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Communiqué et message du Front de Gauche au NPA

Communiqué du Front de Gauche

 

Les organisations fondatrices du Front de gauche, le Parti Communiste Français, le Parti de Gauche et la Gauche Unitaire se sont réunies le mardi 21 juin 2011. Jean-Luc Mélenchon et les délégations conduites par Martine Billard, Pierre Laurent et Christian Picquet se sont félicitées du résultat de la consultation des militants communistes qui ont choisi à plus de 59% de désigner Jean Luc Mélenchon comme candidat commun du Front de Gauche pour l’élection présidentielle et de présenter des candidats communs aux élections législatives de 2012.

C’est une nouvelle étape pour le Front de Gauche qui s’ouvre. L’ambition est de changer la donne à gauche pour construire une majorité qui mette en œuvre une politique de rupture avec le capitalisme et le productivisme. Avec le Programme Populaire et Partagée du Front de Gauche, il s’agit de tourner la page des politiques qui sacrifient le peuple aux intérêts des marchés financiers et des banquiers.

Nous voulons engager un véritable élargissement populaire et citoyen du Front de Gauche, en nous adressant largement à toutes les femmes et tous les hommes qui veulent que ça change.

D’ores et déjà nous nous félicitons de l’aboutissement du processus de discussion avec la Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE), République et Socialisme et l’association Convergence et Alternative qui, sur la base d’un accord stratégique et programmatique, ont décidé de participer à l’évolution du Front de Gauche, à son élargissement et son enracinement populaire et citoyen.

C’est l’enjeu vital du moment. Le Front de Gauche veut construire une perspective politique pour tous ceux qui se battent aujourd’hui contre les régressions sociales, écologiques et démocratiques. Il a notamment décidé d’impulser des Assemblées Citoyennes ouvertes à tous les citoyens et citoyennes qui veulent s’investir dans la démarche de reconstruction d’un nouvel espoir à gauche. Rien ne se fera sans une implication populaire permanente.

La première étape de ce rendez-vous sera le meeting de campagne du Front de Gauche, le mercredi 29 juin à partir de 18h30 à Paris (Place Stalingrad – Métro Jean Jaurès) où interviendront Lucien Jallamion, Danielle Obono, Clémentine Autain, Christian Picquet, Martine Billard, Pierre Laurent et notre candidat à la présidentielle Jean Luc Mélenchon. Il s’agira du premier grand rassemblement de campagne à gauche pour en finir avec Nicolas Sarkozy et sa politique

 

Place au peuple !

 

 

Message du Front de Gauche aux délégués

de la Conférence nationale du NPA


Cher(e)s camarades,

Nous nous sommes rencontrés récemment pour examiner comment aborder ensemble dans le rassemblement le plus large possible les échéances de 2012 à partir d’un objectif stratégique partagé et de candidatures communes aux élections présidentielles et législatives sur la base d’un programme populaire de transformation sociale et écologique.

La situation en France, en Europe et dans le Monde requiert un tel rassemblement de toutes celles et tous ceux qui souhaitent une réelle transformation de notre société et qui savent que cet objectif ne peut être atteint que dans le cadre d’une remise en cause du capitalisme et des logiques financières qu’il porte.

Au moment où vous réunissez votre Conseil National, nous tenons à confirmer notre volonté de ne rien négliger pour aboutir au rassemblement des citoyennes et des citoyens le plus large, des forces politiques, des organisations, des mouvements qui partagent cette conviction.

La crise du capitalisme est lourde de danger sur le plan social, écologique, démocratique, culturel et pour la paix. Toutes les politiques menées par l’Europe et les pays du Nord aggravent cette crise. Ils en sont responsables et ils veulent la faire payer aux peuples.

Dans la rue comme dans les urnes, nous devons mettre en échec cet objectif.

Dans cette période de profond bouleversement, les dangers sont nombreux mais les résistances aussi sont fortes. Les peuples expriment leurs résistances comme le montre les révolutions citoyennes dans les pays arabes et du Maghreb, le mouvement des indignés en Grèce, en Espagne, au Portugal ou les mobilisations sociales en France, notamment sur les retraites.

Face à la gravité de la crise, aux enjeux de civilisation qui sont ceux de notre époque, face à la droite et à la menace de l’extrême droite, la gauche doit relever le défi d’une véritable ambition de changement en rompant clairement avec la logique du système capitaliste et de son modèle productiviste. Elle doit faire renaitre l’espoir et redonner son sens à l’action politique en plaçant les citoyennes et les citoyens au cœur même des processus politiques.

Il y a urgence à proposer une alternative aux politiques libérales et sociales libérales menée en France ces dernières années. Nous savons que les politiques mises en œuvre par la sociale démocratie en Europe ne constituent pas la solution aux problèmes que rencontrent les peuples. De même les programmes actuels du Parti Socialiste ou d’Europe Ecologie Les Verts en France ne sont pas au niveau nécessaire.

C’est donc aux mouvements politiques qui portent des exigences de transformations sociales écologiques et démocratiques que revient la responsabilité de proposer une alternative crédible et de rassembler le plus largement possible autour.

Sur le contenu de ces exigences et les programmes qui en découlent, notre réunion du 4 mai a montré qu’il n’y avait pas de divergence à même d’empêcher notre unité.

Le Front de Gauche développe depuis plusieurs années, et dans trois consultations électorales successives, une pratique électorale autonome à l’égard du Parti Socialiste et d’Europe Ecologie Les Verts en présentant au premier tour des listes permettant au peuple de gauche de choisir l’orientation qu’il souhaite.

Nous nous battons pour bouger le rapport de forces à gauche. Dans les échéances de 2012, nous affichons notre volonté de construire une victoire aboutissant à l’élection d’un président de gauche, d’une majorité de gauche au parlement et de créer les conditions pour former un gouvernement de transformation sociale, écologique et démocratique qui prendra immédiatement les mesures dont notre pays a besoin.

A l’inverse, nous disons clairement qu’on ne pourra compter sur nous pour appliquer une politique qui ferait encore payer aux salariés et aux classes populaires la crise du capitalisme.

Nous pensons qu’aujourd’hui que seul le Front de Gauche porte une dynamique de rassemblement à gauche. En décidant de présenter un candidat unique du Front de gauche aux élections présidentielles, Jean-Luc Mélenchon, et de travailler à 100% de candidats communs dans les échéances législatives, nous voulons amplifier encore cette dynamique.

Nous nous félicitons que « République et socialisme »,  la « FASE » et « Convergence et alternative » aient décidé de travailler avec nous à l’évolution du Front de Gauche pour aller vers toujours plus de rassemblement.

Les échéances de 2012 peuvent amplifier encore cette dynamique et nous aspirons notamment à faire de cette campagne celle de l’implication citoyenne sans laquelle il ne saurait y avoir de transformations profondes.

Pour toutes ces raisons, le Front de Gauche souhaite s’ouvrir à toutes celles et tous ceux qui veulent contribuer à notre démarche dans le prolongement de leur engagement citoyen, syndical ou associatif.

 

Cher(e)s camarades,

Nous avions prévu de nous revoir après notre rencontre du 4 mai pour poursuivre la discussion sur notre vision stratégique de la période et les échéances à venir. Nous avons enregistré par la suite votre refus de poursuivre cette discussion.  Vous aurez compris que nous le regrettons.

Nous restons ouverts à tout rassemblement clair et cohérant pour contribuer, ensemble, à la révolution citoyenne porteuse de transformations démocratique, sociale et écologique dont a besoin notre pays.

 

François Calaret ( responsable des relations unitaires de Gauche Unitaire)

Eric Coquerel ( Secrétaire national aux relations unitaires et aux élections)

Francis Parny (Responsable national des relations extérieures du PCF)

 

 

 

 

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COMMUNIQUE DE PRESSE DU PARTI DE GAUCHE

COMMUNIQUE DE PRESSE DU PARTI DE GAUCHE

 

Le Parti de gauche se réjouit du vote clair des adhérent-e-s communistes en faveur de la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Le choix définitif formulé ainsi par le PCF après celui de la Gauche Unitaire, de la FASE et, naturellement, du Parti de Gauche, est enthousiasmant. Il existe dorénavant, à gauche, une alternative unitaire et conquérante face à Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen. Un vote utile est possible, celui pour une révolution citoyenne pacifique et démocratique qui mette fin au règne de l’oligarchie en France.

Le Front de Gauche peut désormais se lancer dans la campagne présidentielle et législative fort de tous ses atouts. Il incarne l’unité comme va le confirmer dans les jours à venir son élargissement à plusieurs mouvements politiques. Il est le seul à appeler à une implication populaire forte à travers des assemblées citoyennes. Il est le seul, enfin, à porter l’ambition de regrouper une majorité pour gouverner la France sur un programme de radicalité concrète, sociale, écologique et républicaine.

Le Parti de Gauche est heureux aujourd’hui car il s’est créé dans cet espoir et n’a jamais eu de cesse d’en faciliter l’avènement.  Ses militant-e-s sont fier-e-s que le candidat du Front de Gauche à la Présidentielle vienne de ses rangs.

Mais ils savent désormais que Jean-Luc Mélenchon ne sera plus leur porte parole mais de celui du Front de Gauche tout entier. Pour eux et avec eux il parlera à tous les citoyens pour qu’ils fassent naitre la nouvelle République du partage et de la planification écologique.

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Lagarde est digne du FMI

Lagarde est digne du FMI

 

C’est dans l’émission « Là-bas si j’y suis » du 15 juin que j’ai appris cette histoire. Elle nous enseigne que pour la haute bourgeoisie, la haine de classe est un sport de combat. Elle n’a jamais de cesse et saute sans vergogne au dessus des générations, n’oubliant jamais « la faute » de ceux qui ont osé, un jour, contester son pouvoir. Mme Lagarde s’inscrit décidément parfaitement dans cette ligné sans fin des « bien nés » qui savent que la défense de leurs privilèges vaut toutes les vilénies. Leur morale n’est décidément pas la notre.  Qu’en est-il ? En 1948 a lieu la grande grève des mineurs. Les 15000 grévistes sont accusés de « communisme », ainsi que d’avoir fomenté une grève « insurrectionnelle ». Le ministre de l’intérieur, le socialiste Jules Moch, envoie les CRS. La répression est sans pitié, un mineur est tué à coup de crosse. Votée par 90% des travailleurs, la grève était pourtant garantie par la Constitution. Mais le gouvernement entend « mater » ce mouvement social et ce bastion ouvrier. La justice est incontestablement de classe : 3000 mineurs sont condamnés à trois mois de prison ferme et 6000 francs d’amende (représentant six mois de salaire) pour fait de grève et « entrave à la liberté du travail ». Beaucoup voient leur vie brisée. Depuis, des mineurs n’ont eu de cesse de revendiquer leur dignité. En mars 2011, la Cour d’appel de Versailles estime, enfin, que « les licenciements de MM. Daniel Amigo, Roger Blisson, Georges Carbonnier… étaient discriminatoires ». Charbonnage de France ayant disparu, l’État est condamné à verser aux neuf mineurs survivants et aux huit veuves 30000 euros chacun. Pour l’un d’entre eux, Norbert Gilmez, figure de la lutte syndicale CGT, le combat n’est pourtant pas terminé. Soixante-trois ans après, le vieux combattant entend faire application de la loi d’amnistie de 1981 dont le décret n’a jamais été publié. Il a déjà écrit au ministre de la Justice, à celle de l’Économie dont dépend le dossier.

Celle-ci vient de donner sa réponse de la pire des façons puisque Daniel Mermet nous a appris dans son émission du 15 juin que Christine Lagarde venait de faire appel en cassation à l’arrêt de la cour de Versailles.

Voilà les salariés de Grèce et d’ailleurs prévenus : à la tête de son ministère comme du FMI, Mme Lagarde n’entend qu’une seule politique : la guerre de classe. Et l’indignité.

 

 

 

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La semaine décisive!

LA SEMAINE DECISIVE


Une bonne et grande nouvelle : le Front de Gauche en route pour s’élargir !

Et pour débuter cette semaine, après la bonne nouvelle venue de Montreuil le 5 juin, je parle bien sûr du vote de la conférence nationale du PCF, une autre vient d’arriver : le CAN (collectif d’animation national) de la Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE) a décidé à une très large majorité de participer au Front de Gauche. Constatant dans sa déclaration finale « que les organisations du Front de Gauche ont répondu nationalement de façon positive à une grande partie de ses demandes et qu’elles proposent elles-mêmes de dépasser le cadre d’un simple cartel d’organisations », la FASE s’affirme disponible pour « nourrir une dynamique d’alternative puissante et populaire (réclamant de) créer une convergence de tous les courants de la gauche de gauche, les secteurs de lutte, associatifs et syndicaux, pour un large front ouvert aux citoyens ».

A ce stade, je note avec satisfaction l’importance qu’a eue le texte stratégique adopté par les actuelles formations du Front de Gauche en mars. Ce premier volet de l’accord national, que nous devrions pouvoir définitivement signer après le vote des militants communistes les 16, 17 et 18 juin, n’a pas eu à mon sens la publicité qu’il méritait. Bien plus qu’un texte de compromis entre le PCF, Gauche Unitaire et le PG, il nous a au contraire permis de travailler sur le fond, de clarifier bien des points entre nous et, au final, de nous homogénéiser sur la stratégie du Front de Gauche. Dans une excellente interview livrée le 12 juin à Médiapart (à lire ici), Clémentine Autain souligne d’ailleurs son importance dans le rapprochement avec la FASE : « La déclaration politique du Front de gauche valide le fait qu’il existe deux grandes orientations à gauche et que l’une n’est pas soluble dans l’autre. Si on s’en tient au texte et aux déclarations de Jean-Luc Mélenchon, je ne vois pas de divergence. Pour nous, l’orientation stratégique est clarifiée. ».

Ce week-end la FASE a tenu aussi à s’exprimer sur la candidature pour les Présidentielles. Pour la « Fédération », « Celle de Jean-Luc Mélenchon semble aujourd’hui en mesure de recevoir un accord large, à condition de construire ensemble une campagne collective, riche de la diversité du rassemblement. transformé ».  Après Gauche Unitaire et le Parti de Gauche, la Fase est ainsi la troisième organisation à approuver la même proposition de candidature pour porter les couleurs du Front de Gauche à l’élection à la Présidentielle.

L’unité progresse : en quelques jours parait vouloir se concrétiser trois ans de travail unitaire. Je ne cacherai pas ma profonde satisfaction. Comme beaucoup des animateurs du grand mouvement citoyen que fut la campagne contre le Traité Constitutionnel européen, j’ai souffert de notre échec à rassembler la gauche antilibérale, la gauche du « non », aux élections présidentielles et législatives de 2007. Qui, devant le champ de ruine laissé par cette division et les terribles désillusions électorales qui s’en sont suivies pour les uns et les autres, aurait pu imaginer que nous serions en passe de réussir cinq ans après ? On comprendra donc aujourd’hui le plaisir qui est le mien comme celui, je le sais, de milliers de militants et militants désespérés par le gâchis de 2007.

Car l’arrivée de la FASE devrait précéder de peu celle d’autres mouvements politiques qui, quel que soit leur importance numérique, représente des sensibilités importantes de l’autre gauche. Je pense à Convergences et Alternative que des camarades de valeur et de conviction (Yann Cochin, Danielle Obono, Alain Montaufray, Dominique Mezzi, Stéphanie Treillet pour n’en citre que quelques uns) ont rendu autonome à l’issue du dernier congrès du NPA. Mais aussi à République & Socialisme conduit par Lucien Jallamion avec qui j’ai partagé des interrogations communes sur la stratégie du MRC de Jean-Pierre Chevènement avant que je ne quitte ce mouvement en 2003 en compagnie d’Eric Halphen, Michel Naudy, François Cocq, Hayat Dhalfa ou encore Jeannick Le Lagadec pour fonder le MARS. Nous allons ainsi nous retrouver et c’est tant mieux.

Jeudi, nous (le PCF, GU et le PG) rencontrons ces trois formations afin de boucler les modalités de ces rapprochements. J’espère que dans la foulée d’autres suivront. Je pense à mes amis des Alternatifs que nous rencontrons également jeudi. C’est avec les Alternatifs que le Parti de Gauche a signé un premier communiqué commun fin 2008, soit quelques semaines après notre création, où nous affirmions notre accord pour un « Front unitaire de toutes les forces politiques de la gauche de transformation sociale et écologique ». J’ai envie de dire à mes amis Jean-Jacques Boilaroussie, Henri Mermé, Roland Mérieux et bien sûr Jean-François Pélissier, vice-président de notre groupe « Front de Gauche & Alternatifs » au conseil régional Ile de France : ce Front unitaire nous y sommes, votre place est avec nous ! Il y en a d’autres je le sais. Je pense à toutes les forces régionales ou nationales engagées dans les listes « ensemble » aux élections régionales comme le PCOF, parti composé de militants courageux et efficaces comme Christian Pierrel, Véronique Lamy et bien sûr l’un des animateurs de la lutte des travailleurs et travailleuses sans papiers Raymond Chauveau, où le M’Pep même si les positions récentes prises par ce mouvement l’a éloigné quelque peu d’un accord possible.

Je n’oublie évidemment pas le NPA même si je ne peux ignorer que sa nouvelle majorité a exprimé sa volonté de rompre les discussions avec le Front de Gauche lors de son dernier conseil national. Jusqu’au bout nous interpellerons ce parti qui a su, par le passé, sous le nom de LCR, travailler à l’unité de la gauche alternative. Je me refuse de penser qu’il ne reste pas suffisamment de cette intelligence politique dans ce collectif militant pour refuser un enfermement groupusculaire et sectaire dans lequel il risque de dériver si fin juin sa conférence nationale confirme cette orientation. Quel gâchis ce serait alors ! En se créant, le NPA entendait être le moyen de rassembler tous les anticapitalistes pour transformer la situation. Faute d’avoir accepté l’unité avec le Front de Gauche depuis 2008, ce projet a échoué mais l’objectif reste juste. Même s’ils le jugent imparfait, le Front de Gauche est aujourd’hui le seul moyen réel pour œuvrer à ce rassemblement. Il n’y en a pas d’autres et j’espère sincèrement que les militantes et militants du NPA se rendront compte à temps qu’ils peuvent s’y allier comme nous avons sur le faire pour le plus grand bien de la démarche Limousin Terre de Gauche.

Fin juin, le Front de Gauche devrait ainsi avoir réuni toutes les composantes de l’autre gauche qui entendent œuvrer à son unité pour la campagne de 2012. Son élargissement ne sera évidemment pas achevé car il est possible, et nous y travaillerons en les interpellant, que des militants et militantes, voir des courants, d’Europe Ecologie – Les Verts et du PS, le rejoignent selon le déroulement et la conclusion de leurs primaires. Et surtout il nous appartiendra partout de lancer des assemblées et collectifs citoyens du Front de Gauche pour rassembler « à la base » les dizaines de milliers de personnes désireux de s’engager dans une campagne dès lors qu’elle sera unitaire donc utile. Nous n’aurons plus alors à nous souvenir du grand mouvement citoyen contre le TCE avec nostalgie mais avec la fierté d’avoir renoué le fil avec lui et l’espoir majoritaire et victorieux qu’il a entraîné.


L’accord sur les législatives ne dépend plus que de quelques riens

Tout cela est donc désormais à portée de main. Reste évidemment que cela va dépendre du vote des adhérents du PCF le week-end prochain. Car si l’arrivée de ces nouvelles composantes est importante pour son élargissement, l’avenir même du Front de Gauche dépend malgré tout des deux forces qui l’ont constitué en 2008 : le PG et le PCF. Il appartient donc aux militants de ce dernier de se prononcer en dernier après un conseil national puis une conférence nationale largement favorable à la poursuite de la démarche pour les élections présidentielles et législatives. Nous savons qu’il ne s’agit pas d’une formalité mais d’une responsabilité à la hauteur de l’importance historique du PCF. J’estime sage et normal de ne pas entrer dans les débats entre communistes sur ce scrutin. Les récents communiqués de presse de Bob Injey et tribune de Marie-Georges Buffet, Jean-Claude Sandrier et Roland Muzeau constituent des arguments autrement plus efficaces et légitimes. J’attends ce scrutin avec confiance car je sais que dans sa très grande majorité, le PCF est ancré dans la stratégie du Front de Gauche que nous avons élaboré ensemble et qu’il serait surprenant, au moment où on vient de le voir il gagne du terrain, que nous échouions si près du port.

Mais comme j’ai cru comprendre que les communistes qui sont totalement opposés au Front de Gauche diffusent mes articles, pensant ainsi renforcer le vote contre la résolution de la conférence nationale du PCF, je vais donc refaire un dernier point sur les négociations en cours sur les législatives.

Que les militants communistes qui seraient inquiets sur le « laxisme » supposé de leur direction dans les négociations se rassurent, de ce côté-là ils n’ont rien à craindre. Avant de se revoir mardi, nous nous sommes en effet entendus sur 76 circonscriptions. Pour parvenir à ce résultat, le Parti de Gauche a accepté de permuter près de 40 % de ses propositions initiales. Mais cet effort a des conséquences : dans 91 % de ces circonscriptions le PCF n’avait pas atteint la barre des 5% en 2007 (moyenne nationale 75%) et dans 36 % celle des 2 % (moyenne du PCF 22 %). Il faut évidemment mettre ces chiffres en relation avec les circonscriptions où le PCF a atteint plus de 15 % et que le PG a accepté de lui réserver dès le début des négociations. Ajoutons que conformément à notre résolution de Bureau National, nous avons très largement baissé notre offre pour faciliter un accord national. Ce qui fait aujourd’hui qu’en cumulant les actuelles propositions du PG (110) et de GU, les actuels partenaires du PCF sont descendus à 24 % des circonscriptions métropolitaines soit vraiment tout près des 22 % réclamé au départ par le PC. Or chacun sait que pour se conclure une négociation réclame que chaque partenaire bouge. Sur ce plan, ces données démontrent que nous avons largement rempli notre part : nul ne pourra contredire la très large prédominance accordé au PCF dans la répartition des circonscriptions. Que tout le monde se rassure, la diversité politique de la campagne présidentielle et législative est donc très largement assurée.

On est donc très loin des racontars diffusés par certains. Du style : « Le PG est trop gourmand, on leur a assez donné, ils réclament les meilleures circonscriptions, etc… ». Mais force est de constater que sur le terrain cette propagande a marqué des points. C’est elle qui, aujourd’hui, fait que nous n’arrivons pas encore à dépasser quelques uns des points de blocage qui nous permettraient de finaliser rapidement l’accord. Car aux fédérations communistes réfractaires à l’unité et qui le revendiquent, elles sont minoritaires heureusement et souvent partagées sur cette revendication identitaire, s’en ajoutent aujourd’hui d’autres, pourtant favorables au Front de Gauche, qui refusent toute nouvelle ouverture, convaincues qu’elles entretiendraient ainsi l’appétit trop féroce du Parti de Gauche. On se trouve ainsi devant des situations parfois surréalistes où du coup sont refusés au PG des circonscriptions où les camarades du PCF reconnaissent la qualité de nos candidat-e-s alors qu’eux-mêmes n’ont parfois pas de noms à encore avancer. J’espère que ces quelques lignes, si elles leur arrivent, sauront les convaincre que sur le plan national il y a de la marge…


Donc oui, n’en déplaisent aux irréductibles opposants du Front de Gauche, nous sommes tout près d’un accord. Pour le boucler il faut simplement désormais que la tendance s’inverse sur les quelques dizaines de circonscriptions encore en discussion et que désormais on considère les revendications restantes du PG d’un œil moins suspicieux. Je le dis avec fraternité et sérieux : tout militant sait qu’un, qui n’est rien d’autre qu’une association librement consenti entre citoyens, ne peut accepter l’impossible. Or dans ces négociations nous sommes très loin d’avoir atteint le plancher de départ que s’était fixé le PCF au début vis-à-vis du PG et de GU. Par cette note je ne cherche pas à influer sur le vote des communistes d’ici le 18 – j’ai dit ma confiance et je pense que l’écrasante majorité des militants communistes favorables au Front de Gauche a saisi la stratégie de ceux qui la refusent obstinément depuis 2008 – mais si la prédominance du PCF est reconnue pour les législatives elle ne peut se transformer en une hégémonie même involontaire. C’est de l’intérêt de tous car chacun comprendra que tous nos candidat-e-s auront besoin des militants et des électeurs influencés par chacune des composantes du Front de Gauche. Pour cela ils devront pouvoir se reconnaître dans ceux qui revendiqueront leur suffrage ce qui implique un Front de Gauche représentatif de notre diversité tant pour les présidentielles, où le cadre collectif que nous revendiquons assurera une véritable campagne unitaire, que pour les législatives. Aujourd’hui le compte n’y est pas encore. Mais il est largement atteignable si dans cette dernière semaine les efforts nécessaires sont accomplis.

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La semaine décisive!

LA SEMAINE DECISIVE


Une bonne et grande nouvelle : le Front de Gauche en route pour s’élargir !

Et pour débuter cette semaine, après la bonne nouvelle venue de Montreuil le 5 juin, je parle bien sûr du vote de la conférence nationale du PCF, une autre vient d’arriver : le CAN (collectif d’animation national) de la Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE) a décidé à une très large majorité de participer au Front de Gauche. Constatant dans sa déclaration finale « que les organisations du Front de Gauche ont répondu nationalement de façon positive à une grande partie de ses demandes et qu’elles proposent elles-mêmes de dépasser le cadre d’un simple cartel d’organisations », la FASE s’affirme disponible pour « nourrir une dynamique d’alternative puissante et populaire (réclamant de) créer une convergence de tous les courants de la gauche de gauche, les secteurs de lutte, associatifs et syndicaux, pour un large front ouvert aux citoyens ».

A ce stade, je note avec satisfaction l’importance qu’a eue le texte stratégique adopté par les actuelles formations du Front de Gauche en mars. Ce premier volet de l’accord national, que nous devrions pouvoir définitivement signer après le vote des militants communistes les 16, 17 et 18 juin, n’a pas eu à mon sens la publicité qu’il méritait. Bien plus qu’un texte de compromis entre le PCF, Gauche Unitaire et le PG, il nous a au contraire permis de travailler sur le fond, de clarifier bien des points entre nous et, au final, de nous homogénéiser sur la stratégie du Front de Gauche. Dans une excellente interview livrée le 12 juin à Médiapart (à lire ici), Clémentine Autain souligne d’ailleurs son importance dans le rapprochement avec la FASE : « La déclaration politique du Front de gauche valide le fait qu’il existe deux grandes orientations à gauche et que l’une n’est pas soluble dans l’autre. Si on s’en tient au texte et aux déclarations de Jean-Luc Mélenchon, je ne vois pas de divergence. Pour nous, l’orientation stratégique est clarifiée. ».

Ce week-end la FASE a tenu aussi à s’exprimer sur la candidature pour les Présidentielles. Pour la « Fédération », « Celle de Jean-Luc Mélenchon semble aujourd’hui en mesure de recevoir un accord large, à condition de construire ensemble une campagne collective, riche de la diversité du rassemblement. transformé ».  Après Gauche Unitaire et le Parti de Gauche, la Fase est ainsi la troisième organisation à approuver la même proposition de candidature pour porter les couleurs du Front de Gauche à l’élection à la Présidentielle.

L’unité progresse : en quelques jours parait vouloir se concrétiser trois ans de travail unitaire. Je ne cacherai pas ma profonde satisfaction. Comme beaucoup des animateurs du grand mouvement citoyen que fut la campagne contre le Traité Constitutionnel européen, j’ai souffert de notre échec à rassembler la gauche antilibérale, la gauche du « non », aux élections présidentielles et législatives de 2007. Qui, devant le champ de ruine laissé par cette division et les terribles désillusions électorales qui s’en sont suivies pour les uns et les autres, aurait pu imaginer que nous serions en passe de réussir cinq ans après ? On comprendra donc aujourd’hui le plaisir qui est le mien comme celui, je le sais, de milliers de militants et militants désespérés par le gâchis de 2007.

Car l’arrivée de la FASE devrait précéder de peu celle d’autres mouvements politiques qui, quel que soit leur importance numérique, représente des sensibilités importantes de l’autre gauche. Je pense à Convergences et Alternative que des camarades de valeur et de conviction (Yann Cochin, Danielle Obono, Alain Montaufray, Dominique Mezzi, Stéphanie Treillet pour n’en citre que quelques uns) ont rendu autonome à l’issue du dernier congrès du NPA. Mais aussi à République & Socialisme conduit par Lucien Jallamion avec qui j’ai partagé des interrogations communes sur la stratégie du MRC de Jean-Pierre Chevènement avant que je ne quitte ce mouvement en 2003 en compagnie d’Eric Halphen, Michel Naudy, François Cocq, Hayat Dhalfa ou encore Jeannick Le Lagadec pour fonder le MARS. Nous allons ainsi nous retrouver et c’est tant mieux.

Jeudi, nous (le PCF, GU et le PG) rencontrons ces trois formations afin de boucler les modalités de ces rapprochements. J’espère que dans la foulée d’autres suivront. Je pense à mes amis des Alternatifs que nous rencontrons également jeudi. C’est avec les Alternatifs que le Parti de Gauche a signé un premier communiqué commun fin 2008, soit quelques semaines après notre création, où nous affirmions notre accord pour un « Front unitaire de toutes les forces politiques de la gauche de transformation sociale et écologique ». J’ai envie de dire à mes amis Jean-Jacques Boilaroussie, Henri Mermé, Roland Mérieux et bien sûr Jean-François Pélissier, vice-président de notre groupe « Front de Gauche & Alternatifs » au conseil régional Ile de France : ce Front unitaire nous y sommes, votre place est avec nous ! Il y en a d’autres je le sais. Je pense à toutes les forces régionales ou nationales engagées dans les listes « ensemble » aux élections régionales comme le PCOF, parti composé de militants courageux et efficaces comme Christian Pierrel, Véronique Lamy et bien sûr l’un des animateurs de la lutte des travailleurs et travailleuses sans papiers Raymond Chauveau, où le M’Pep même si les positions récentes prises par ce mouvement l’a éloigné quelque peu d’un accord possible.

Je n’oublie évidemment pas le NPA même si je ne peux ignorer que sa nouvelle majorité a exprimé sa volonté de rompre les discussions avec le Front de Gauche lors de son dernier conseil national. Jusqu’au bout nous interpellerons ce parti qui a su, par le passé, sous le nom de LCR, travailler à l’unité de la gauche alternative. Je me refuse de penser qu’il ne reste pas suffisamment de cette intelligence politique dans ce collectif militant pour refuser un enfermement groupusculaire et sectaire dans lequel il risque de dériver si fin juin sa conférence nationale confirme cette orientation. Quel gâchis ce serait alors ! En se créant, le NPA entendait être le moyen de rassembler tous les anticapitalistes pour transformer la situation. Faute d’avoir accepté l’unité avec le Front de Gauche depuis 2008, ce projet a échoué mais l’objectif reste juste. Même s’ils le jugent imparfait, le Front de Gauche est aujourd’hui le seul moyen réel pour œuvrer à ce rassemblement. Il n’y en a pas d’autres et j’espère sincèrement que les militantes et militants du NPA se rendront compte à temps qu’ils peuvent s’y allier comme nous avons sur le faire pour le plus grand bien de la démarche Limousin Terre de Gauche.

Fin juin, le Front de Gauche devrait ainsi avoir réuni toutes les composantes de l’autre gauche qui entendent œuvrer à son unité pour la campagne de 2012. Son élargissement ne sera évidemment pas achevé car il est possible, et nous y travaillerons en les interpellant, que des militants et militantes, voir des courants, d’Europe Ecologie – Les Verts et du PS, le rejoignent selon le déroulement et la conclusion de leurs primaires. Et surtout il nous appartiendra partout de lancer des assemblées et collectifs citoyens du Front de Gauche pour rassembler « à la base » les dizaines de milliers de personnes désireux de s’engager dans une campagne dès lors qu’elle sera unitaire donc utile. Nous n’aurons plus alors à nous souvenir du grand mouvement citoyen contre le TCE avec nostalgie mais avec la fierté d’avoir renoué le fil avec lui et l’espoir majoritaire et victorieux qu’il a entraîné.


L’accord sur les législatives ne dépend plus que de quelques riens

Tout cela est donc désormais à portée de main. Reste évidemment que cela va dépendre du vote des adhérents du PCF le week-end prochain. Car si l’arrivée de ces nouvelles composantes est importante pour son élargissement, l’avenir même du Front de Gauche dépend malgré tout des deux forces qui l’ont constitué en 2008 : le PG et le PCF. Il appartient donc aux militants de ce dernier de se prononcer en dernier après un conseil national puis une conférence nationale largement favorable à la poursuite de la démarche pour les élections présidentielles et législatives. Nous savons qu’il ne s’agit pas d’une formalité mais d’une responsabilité à la hauteur de l’importance historique du PCF. J’estime sage et normal de ne pas entrer dans les débats entre communistes sur ce scrutin. Les récents communiqués de presse de Bob Injey et tribune de Marie-Georges Buffet, Jean-Claude Sandrier et Roland Muzeau constituent des arguments autrement plus efficaces et légitimes. J’attends ce scrutin avec confiance car je sais que dans sa très grande majorité, le PCF est ancré dans la stratégie du Front de Gauche que nous avons élaboré ensemble et qu’il serait surprenant, au moment où on vient de le voir il gagne du terrain, que nous échouions si près du port.

Mais comme j’ai cru comprendre que les communistes qui sont totalement opposés au Front de Gauche diffusent mes articles, pensant ainsi renforcer le vote contre la résolution de la conférence nationale du PCF, je vais donc refaire un dernier point sur les négociations en cours sur les législatives.

Que les militants communistes qui seraient inquiets sur le « laxisme » supposé de leur direction dans les négociations se rassurent, de ce côté-là ils n’ont rien à craindre. Avant de se revoir mardi, nous nous sommes en effet entendus sur 76 circonscriptions. Pour parvenir à ce résultat, le Parti de Gauche a accepté de permuter près de 40 % de ses propositions initiales. Mais cet effort a des conséquences : dans 91 % de ces circonscriptions le PCF n’avait pas atteint la barre des 5% en 2007 (moyenne nationale 75%) et dans 36 % celle des 2 % (moyenne du PCF 22 %). Il faut évidemment mettre ces chiffres en relation avec les circonscriptions où le PCF a atteint plus de 15 % et que le PG a accepté de lui réserver dès le début des négociations. Ajoutons que conformément à notre résolution de Bureau National, nous avons très largement baissé notre offre pour faciliter un accord national. Ce qui fait aujourd’hui qu’en cumulant les actuelles propositions du PG (110) et de GU, les actuels partenaires du PCF sont descendus à 24 % des circonscriptions métropolitaines soit vraiment tout près des 22 % réclamé au départ par le PC. Or chacun sait que pour se conclure une négociation réclame que chaque partenaire bouge. Sur ce plan, ces données démontrent que nous avons largement rempli notre part : nul ne pourra contredire la très large prédominance accordé au PCF dans la répartition des circonscriptions. Que tout le monde se rassure, la diversité politique de la campagne présidentielle et législative est donc très largement assurée.

On est donc très loin des racontars diffusés par certains. Du style : « Le PG est trop gourmand, on leur a assez donné, ils réclament les meilleures circonscriptions, etc… ». Mais force est de constater que sur le terrain cette propagande a marqué des points. C’est elle qui, aujourd’hui, fait que nous n’arrivons pas encore à dépasser quelques uns des points de blocage qui nous permettraient de finaliser rapidement l’accord. Car aux fédérations communistes réfractaires à l’unité et qui le revendiquent, elles sont minoritaires heureusement et souvent partagées sur cette revendication identitaire, s’en ajoutent aujourd’hui d’autres, pourtant favorables au Front de Gauche, qui refusent toute nouvelle ouverture, convaincues qu’elles entretiendraient ainsi l’appétit trop féroce du Parti de Gauche. On se trouve ainsi devant des situations parfois surréalistes où du coup sont refusés au PG des circonscriptions où les camarades du PCF reconnaissent la qualité de nos candidat-e-s alors qu’eux-mêmes n’ont parfois pas de noms à encore avancer. J’espère que ces quelques lignes, si elles leur arrivent, sauront les convaincre que sur le plan national il y a de la marge…


Donc oui, n’en déplaisent aux irréductibles opposants du Front de Gauche, nous sommes tout près d’un accord. Pour le boucler il faut simplement désormais que la tendance s’inverse sur les quelques dizaines de circonscriptions encore en discussion et que désormais on considère les revendications restantes du PG d’un œil moins suspicieux. Je le dis avec fraternité et sérieux : tout militant sait qu’un, qui n’est rien d’autre qu’une association librement consenti entre citoyens, ne peut accepter l’impossible. Or dans ces négociations nous sommes très loin d’avoir atteint le plancher de départ que s’était fixé le PCF au début vis-à-vis du PG et de GU. Par cette note je ne cherche pas à influer sur le vote des communistes d’ici le 18 – j’ai dit ma confiance et je pense que l’écrasante majorité des militants communistes favorables au Front de Gauche a saisi la stratégie de ceux qui la refusent obstinément depuis 2008 – mais si la prédominance du PCF est reconnue pour les législatives elle ne peut se transformer en une hégémonie même involontaire. C’est de l’intérêt de tous car chacun comprendra que tous nos candidat-e-s auront besoin des militants et des électeurs influencés par chacune des composantes du Front de Gauche. Pour cela ils devront pouvoir se reconnaître dans ceux qui revendiqueront leur suffrage ce qui implique un Front de Gauche représentatif de notre diversité tant pour les présidentielles, où le cadre collectif que nous revendiquons assurera une véritable campagne unitaire, que pour les législatives. Aujourd’hui le compte n’y est pas encore. Mais il est largement atteignable si dans cette dernière semaine les efforts nécessaires sont accomplis.

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Grand Paris : un projet toujours inadapté aux enjeux

La Société du Grand Paris a voté à l’unanimité le 26 mai l’acte motivé du Grand Paris, base de travail du gouvernement pour l’élaboration de son décret d’application sur le dossier.

Le groupe Front de Gauche & Alternatifs maintient son opposition de fond au projet et alerte sur le flou financier qui l’entoure. Quand on engage des milliards d’Euros d’argent public sur un projet qui s’achèvera en 2050, on est en droit d’attendre qu’il réponde aux enjeux de la période historique. Force est de constater que ce n’est pas le cas.

La catastrophe écologique est en marche. Pour l’arrêter, il faut organiser une transition énergétique et modifier nos modes de vie. L’efficacité et la sobriété énergétique sont indispensables et militent en faveur de la relocalisation des emplois à proximité des zones d’habitation et une politique forte de construction de logements sociaux. On voit bien que l’on ne peut répondre à cette exigence de fond en se contentant d’adapter un réseau de transport à la distance toujours croissante entre les lieux de domicile et d’emploi. En accompagnant cette dérive on ne fait que l’accroître ! Qui plus est sans amélioration des conditions de déplacement puisque les modèles prévoient une augmentation du trafic tel d’ici 40 ans qu’à peine construit le futur réseau sera déjà atteint des mêmes maux que l’actuel !

En accordant son appui à un projet pharaonique qui sur le papier a toutes les formes du grand 8 voulu par Nicolas Sarkozy, la Région Ile de France rate une occasion historique d’aménagement de l’Île-de-France sur des critères sociaux et écologiques.

Il reste en outre plusieurs incertitudes qui peuvent influer sur le tracé final.

Rien n’est en effet clairement affirmé sur le phasage. Par exemple, la liaison Rosny – Champigny n’est pas totalement financée. Or selon la RATP, seul un petit arc Est complet, exploité dans la continuité des arcs Sud et Ouest, est à même d’améliorer la désaturation du réseau existant et notamment du RER A et de la ligne 14.

Le montage financier entre l’état et la région surtout en période d’incertitudes économique oblige à se poser cette question. Qui va payer ? Le coût d’exploitation de ce nouveau réseau n’est ni financé, ni même budgété avec précision. Tout dépendra du cahier des charges nous répond le directeur de la SGP ! Bref du choix du maître d’ouvrage la SGP, et le décideur ne sera pas le payeur.

Et même en augmentant le tarif des billets – décision inacceptable – il faudra diminuer le budget consacré au réseau existant, quelle absurdité ! D’autant que le financement prévu à l’origine pour le « plan de mobilisation » des transports est en passe d’être englouti dans le métro du Grand Paris. Or c’est de lui que dépend l’amélioration rapide et concrète des problèmes quotidiens de transport des Franciliens !

Tout en dénonçant ce projet boursouflé et inefficace, les élus du Groupe Front de Gauche & Alternatifs resteront extrêmement vigilants sur ces questions dans les semaines à venir.

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